1968

International Women's Day​

Journée internationale de la femme

Share with friends

​​National Volunteer Week

Semaine nationale de l'action bénévole

Celebrate your love

Winter Price Meltdown

SPECIAL SECTIONS

CAHIERS SPÉCIAUX

Aucun cas de COVID-19 à Au Château ou au Pavillon jusqu’à présent

«Pas de nouvelles, c’est une bonne nouvelle!» Voilà comment Jacques Dupuis, administrateur du Foyer pour personnes âgées Au Château, décrit l’attente de résultats des tests de dépistage pour la COVID-19 faits sur son personnel et ses résidents. Les tests ont été faits le vendredi 8 mai et le samedi 9 mai sur 150 résidents et 202 employés, dont M. Dupuis lui-même. Résidents et employés du Pavillon, la section des soins de longue durée dans l’Hôpital général de Nipissing Ouest, ont aussi subi un test la même semaine, à partir du 5 mai, dans le cadre d’une initiative de testing accru dans tous les foyers pour aînés à travers la province.

La province a exigé cette mesure dans tous les foyers à la suite d’éclosions dévastatrices dans plusieurs institutions de soins de longue durée dans le sud ontarien et à travers le pays. Le 4 mai, le Bureau de santé de North Bay Parry Sound et district annonçait un premier cas de contamination dans un foyer du district, soit Casselholme à North Bay. Selon un communiqué, l’homme de 60 à 79 ans ne présentait aucun symptôme, mais il avait subi une analyse dans le cadre du testing de l’ensemble des résidents le 1 mai.

Le lendemain, la directrice de l’Hôpital général de Nipissing Ouest, Cynthia Desormiers, confirmait le testing dans les institutions locales aussi. «Le personnel de l’hôpital et du centre de dépistage opéré par l’hôpital vont faire le testing sur les résidents et le personnel d’Au Château vendredi et samedi. Cette semaine, à partir d’aujourd’hui, nous faisons aussi le testing sur nos résidents dans l’unité des soins de longue durée à l’hôpital et sur notre personnel des soins de longue durée,» a-t-elle écrit à la Tribune le 5 mai. «Les résultats d’analyse sont normalement reçus en 48 heures environ, mais compte tenu du montant de testing fait dans les institutions de soins de longue durée à travers la province en ce moment, nous voyons maintenant un ralentissement dans le temps de réponse.»

Le mercredi 13 mai, l’hôpital n’avait pas encore répliqué aux demandes de la Tribune quant aux résultats, mais le directeur d’Au Château, Jacques Dupuis, a dit que c’était bon signe.

«Il y a un système pour rapporter les résultats et il faut que ça passe par le processus établi; essentiellement, toute information publique sera communiquée par le Bureau de santé,» a-t-il expliqué. Les échantillons prélevés sont analysés à Timmins et les résultats sont entrés dans une base de données. Les personnes ayant subi un test peuvent trouver leur propre résultat en ligne, en entrant leur code. M. Dupuis l’a fait, son test affichant négatif. Or, il n’a pas accès aux autres résultats.

Les résultats sont communiqués au Bureau de santé, et «la minute qu’ils voient un résultat positif dans une institution de soins de longue durée, ils y déclarent une éclosion; ça prend juste un cas.» Jusqu’à présent, le Bureau de santé n’a déclaré aucun cas au Pavillon ou Château, ce qui sous-entend que tous les résultats reçus pour le moment sont négatifs.

«Nous savons que la plupart des résultats sont arrivés, parce que les gens partagent leur résultat négatif, comme moi, mais il se peut qu’il reste encore des résultats à recevoir,» dit M. Dupuis. «Jusqu’ici, ça se passe très bien. Espérons que ça continue comme ça.»

La Tribune a communiqué avec le Bureau de santé pour savoir si tous les résultats étaient reçus pour les deux institutions locales, ou pour confirmer l’absence de cas positif. Aucune réponse n’avait été reçue au moment où ce journal passait sous presse.

«Je suis assez optimiste,» dit pourtant M. Dupuis. Il révèle que 60 résidents et une vingtaine de membres du personnel avaient déjà subi un test avant le testing récent, et tous les résultats étaient négatifs. Il ajoute qu’Au Château a eu l’avantage de pouvoir se prémunir d’avance, car la pandémie a frappé plus tard dans le Nord de la province que dans les régions plus peuplées du sud. Le foyer a donc adopté des mesures prévention très tôt. «Le foyer est fermé aux visiteurs depuis le tout début. Nous avons isolé les résidents et le personnel à l’intérieur de leur secteur distinct afin de limiter les échanges et faciliter la distanciation. Nous avons fait tout notre possible et notre personnel aussi est très consciencieux. Les employés prennent cela très au sérieux et ils font très attention même à l’extérieur du foyer.»

Il y a aussi des mesures déjà prévues pour répondre à un éventuel cas positif à l’intérieur du foyer. Le Grand Salon a été converti en salle dédiée à la COVID-19, puis fermé à toute circulation. La salle a une entrée séparée, une salle de toilette et une douche dédiées, et des membres du personnel se sont déjà avancés comme volontaires pour travailler exclusivement avec un patient COVID si cela s’avèrerait nécessaire. «Nous serons en mesure de contenir l’éclosion si jamais ça devait survenir,» d’assurer M. Dupuis.

Quant aux employés, si l’un d’eux devait être infecté, son identité serait révélée seulement à l’infirmière désignée responsable du contrôle des maladies infectieuses, afin de protéger sa vie privée. «Même moi, je n’ai pas droit à cette information,» dit le directeur. L’infirmière, de concert avec le Bureau de santé, retracerait les pas de l’employé pour identifier toute personne susceptible d’avoir été contaminée à son contact. M. Dupuis dit que les résidents ont peu de chance d’être infectés par un employé, car les travailleurs portent de l’équipement de protection personnel, dont masque et gants, tout au long de leur service. «La seule place où je pourrais concevoir un contact non protégé, c’est la salle à manger du personnel, mais même là ils respectent la distanciation sociale,» dit-il.

Tout employé infecté serait aussi envoyé la maison, en quarantaine pendant 14 jours, et il faudrait qu’il ou elle refasse un test négatif à deux reprises, à intervalle de 24 heures, avant de pouvoir réintégrer le foyer, précise M. Dupuis. «Nous avons les résidents à protéger et notre personnel à protéger,» résume-t-il.

Le directeur ajoute que les familles font aussi leur part pour protéger le foyer, en communiquant avec les résidents par téléphone ou par vidéoconférence, sacrifiant les visites en personne. «Nous savons que c’est très difficile pour les familles, mais leur collaboration est la clé pour assurer la sécurité des résidents. Les mesures de distanciation fonctionnent.»


...Pour en savoir plus, cliquez ici

Tous les résidents et les employés ont subi un test la semaine dernière

​​​​​​Accueil      Emplois      Nécrologie      Annonces      Archives      Photos      Abonnement      Publicité      Qui sommes-nous      Contactez-nous