1968

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Les auteurs, autrices et interprètes de Moé, j’viens du Nord, ‘stie : Carol Morissette (Mme Simard), Jean-Paul Gagnon (le père), Thérèse Boutin (Nicole), André Paiement (Roger), Denis Courville (Raymond), Gaston Tremblay (Marc), Denis St-Jules (le mineur). (Crédit : Doug Kinsey, fournie par le Théâtre du Nouvel-Ontario)

Cinquante ans plus tard, Moé, j’viens du Nord, ‘stie résonne encore

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Andréanne Joly

Francopresse

ll y a 50 ans, la Troupe de théâtre de l’Université Laurentienne de Sudbury créait l’oeuvre collective Moé, j’viens du Nord, ‘stie. Ce texte qui résonne encore aujourd’hui en Ontario français a non seulement mené à la création du Théâtre du Nouvel-Ontario, il a aussi marqué l’affirmation de la culture francophone nordontarienne.

En pleine contreculture
Automne 1970, un groupe d’amis passionnés de théâtre quitte Sudbury en direction de Toronto pour voir la comédie musicale Hair et le film 2001, A Space Odyssey. Ils sont impressionnés par l’exubérance de l’une et par les effets visuels de l’autre ; ils en reviennent inspirés.

Quelques mois plus tard, le 1er février 1971 — il y a donc 50 ans — la Troupe universitaire de la Laurentienne dont ils font partie présente ce qui deviendra une matrice pour le théâtre franco-ontarien contemporain : Moé, j’viens du Nord, ‘stie. Le spectacle, audacieux pour l’époque, galvanise la jeunesse francophone du Nord, mais provoque des remous chez les autorités religieuses et scolaires.

«En tout cas, je m’appelle Roger. Mes chums, y m’appellent Rog. J’ai 18 ans pis j’suis né icitte à Sudbury, en plein Nord-Ontarien… Ha, ha! It’s great to be a Northerner.» (Extrait de Moé, j’viens du Nord, ‘stie)

Cri d’une génération
En 1986, le critique littéraire Paul Gay résume la courte pièce comme suit : «Roger, le héros lamentable […] parle un joual franco-ontarien, plus anglicisé que le joual québécois, mais avec la même profusion de sacres crus et pénibles. […] Que va faire Roger? Étudier?

Non! Il déteste le High School […] mais rêve d’aller à l’Université où, selon lui, on secoue toute servitude. Que va faire Roger? Rien, sauf un enfant à la jeune fille qu’il fréquente, Nicole.»


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