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La COVID-19 se propage dans le district, mais le Nipissing Ouest n’a pas encore de cas confirmé

À 8 heures le matin du mercredi 1 avril, il n’y avait toujours aucun cas confirmé de COVID-19 dans le Nipissing Ouest, mais cela pourrait changer à tout moment. Débordée par le travail que demande la réaction à la pandémie, la directrice de l’Hôpital général de Nipissing Ouest, Cynthia Desormiers, a pris le temps de répondre à quelques questions et d’assurer que l’hôpital prend toutes les mesures nécessaires pour être prêt à toute éventualité.

Mme Desormiers a confirmé que l’hôpital local possède un seul respirateur, et que tout patient local nécessitant un tel équipement serait transféré à North Bay ou Sudbury «ou l’endroit le plus près avec un lit disponible, si jamais ces deux hôpitaux sont pleins… À l’heure actuelle, à 8h11, parce que cela change constamment, nous n’avons aucun cas confirmé dans notre communauté.»

Cependant, il y a déjà six cas confirmés dans la région desservie par le Bureau de santé de North Bay Parry Sound et district, qui comprend le Nipissing Ouest ainsi que North Bay, la partie est du Nipissing et une partie de Muskoka. Le premier cas a été signalé le 26 mars. Le médecin-hygiéniste du district, le Dr Jim Chirico, a tenu une conférence de presse par vidéoconférence, annonçant qu’une dame dans la soixantaine, qui avait voyagé à l’international, était le premier cas dépisté dans le district. Il a aussi signalé un autre cas dépisté dans un bureau de santé voisin, car la personne atteinte avait eu des contacts avec des personnes dans cette région.

Le Dr Chirico a prédit qu’il y aurait bientôt d’autres cas, et il avait raison. Deux jours plus tard, le 28 mars, le Bureau de santé annonçait que deux septuagénaires, rapatriés d’un bateau de croisière, étaient revenus dans le district après une période de quarantaine à la base militaire de Trenton. Le couple, atteint de la COVID-19, s’auto-isolait à la maison.

«Nous nous attendons à d’autres cas positifs,» d’avertir encore le Dr Chirico, soulignant l’importance de l’éloignement social et des mesures d’hygiène préventives.

Le cas le plus inquiétant a été signalé le 30 mars, car il s’agissait d’un premier cas de transmission communautaire. «Ceci veut dire que le virus se propage dans la communauté, car ce cas n’est pas lié à un voyage ou à un individu déjà confirmé positif,» d’annoncer le Bureau de santé par communiqué. «Nous nous attendons à ce que la propagation continue à l’intérieur de la communauté. Le programme de contrôle des maladies infectieuses du Bureau de santé travaille avec tout individu déclaré positif afin d’identifier les personnes avec lesquelles il a été en contact. Si la personne a été présente dans un endroit fréquenté qui mettrait le public à risque, le Bureau de santé en aviserait le public.»

Beaucoup de personnes étaient frustrées de ne pas pouvoir connaître l’endroit précis de ce cas de transmission communautaire, dans un vaste district qui va jusqu’à Parry Sound. Or, le Bureau de santé insiste pour dire que tous les détails nécessaires à la protection du public sont communiqués, tout en veillant à respecter la vie privée des patients. «Conformément aux lois sur la protection de la vie privée, le Bureau de santé ne divulguera le lieu de résidence d’aucun individu en combinaison avec d’autres renseignements personnels,» d’écrire le relationniste de l’organisme, Alex McDermid.

Cynthia Desormiers approuve cette approche. «Le Dr Chirico du Bureau de santé s’occupe très bien de sortir les communiqués nécessaires pour faire savoir comment la transmission a eu lieu et où, sans compromette l’information médicale privée.»

Mme Desormiers ajoute que la diffusion d’information est importante pour alléger les craintes, mais il faut aussi respecter la vie privée. «Juste parce qu’une personne est atteinte de la COVID-19, ça ne veut pas dire que le public a droit à tout son dossier de santé personnel.»

Bien sûr, l’un des éléments clés du dépistage, c’est le testing. Le 1er avril, 313 personnes avaient été testées dans le district, avec 159 résultats négatifs et 148 résultats attendus. Le lundi 30 mars, un centre de dépistage de la COVID-19 a été ouvert dans la salle Marcel Noël au Centre récréatif de Sturgeon Falls, en prévision d’une demande croissante de tests. On y fait le dépistage sur rendez-vous seulement, après une évaluation des facteurs de risque.

«Nous opérons de midi à 16 heures les lundi, mercredi et vendredi. Nous n’avons pas eu beaucoup d’activité lundi, un seul appel, mais ça c’est bon. Ça veut dire que les gens pratiquent l’auto-isolement, qu’ils restent à la maison et ne sortent pas sans raison,» affirme Mme Desormiers.

Le personnel de l’hôpital est en première ligne, bien sûr, et pour assurer leur sécurité il faudra un bon stock d’équipement de protection, dont masques et gants qui se font trop rares à travers le monde comme résultat de cette crise. «Nous surveillons de près notre inventaire tous les jours. Nous comptons tout, les masques, les lunettes de protection, les gants et les chemises d’hôpital. Nous faisons très attention parce que tout l’Ontario s’inquiète de ne pas avoir assez d’équipement de protection pour ses travailleurs de la santé. Nous restons aux aguets,» assure Mme Desormiers.

Elle veille aussi à limiter l’accès physique à l’hôpital. «Nous décourageons fortement les visites non-essentielles au service des urgences. Si vous avez un mal de gorge ou une fracture à la main, si vous devez absolument être vus, bien sûr, il faut venir – mais seul. N’apportez personne avec vous à moins de circonstances exceptionnelles, comme pour un enfant en bas âge ou une personne handicapée (…). Nous réduisons aussi les heures du laboratoire de 7 h à 15 h, et il n’y aura plus de visite sans rendez-vous à l’imagerie médicale, (…) il faudra appeler avant pour prendre rendez-vous. Nous allons espacer les visites afin qu’il n’y ait jamais plus de 2 à 3 personnes en même temps. De plus, nous envoyons maintenant nos prélèvements d’échantillons à Timmins, et nous espérons avoir nos résultats plus vite que lorsque toute la province envoyait tout à Toronto, ce qui prolongeait le temps de d’attente pour les résultats. À part cela, nous sommes fermés aux visiteurs.»

Mme Desormiers fait aussi partie du Groupe de gestion des urgences, qui compte des représentants du Centre de santé communautaire de Nipissing Ouest, Au Château, le Bureau de santé, les services d’urgence comme la police et les pompiers, l’administration municipale et ainsi de suite. «Nous nous réunissons tous les mercredis matin pour partager les meilleures pratiques et les activités de tous les organismes, et pour évaluer les opportunités d’amélioration pour la communauté dans son ensemble. Toute décision ou recommandation qui en ressort est ensuite communiquée au public par la municipalité.»

Mme Desormiers dit que le travail de préparation à l’urgence sert à rester vigilant sans semer la panique. «Je pense que tout le monde est préoccupé et ça c’est normal. Tout le monde en Ontario, et même dans le monde entier, est préoccupé par cette situation. Certaines personnes sont inquiètes et c’est aussi correct, parce que ça rend les gens plus vigilants, plus aptes à porter de l’équipement protecteur et à se laver les mains… Ce sont des réactions normales pendant une pandémie. Ce que nous voulons éviter, par contre, c’est la panique, parce que les gens ne font pas de bonnes décisions dans la panique. Nous voulons essayer de maintenir le calme, assurer que les gens soient en sécurité et bien renseignés tous les jours, afin d’en rester au stade de la préoccupation et même un peu d’inquiétude, tout en faisant de bons choix.»


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