1968

Intégration communautarie 50e anniversaire / 50th Anniversary Community Living

Share with friends

Winter Home Guide
Winter Adventure Guide
Remembrance Day 2020

SPECIAL SECTIONS

CAHIERS SPÉCIAUX

​​​​​​Accueil      Emplois      Nécrologie      Annonces      Archives      Photos      Abonnement      Publicité      Qui sommes-nous      Contactez-nous

Une policière réagit à la haine par l’amour

L’agente policière Chantal Larocque, du Service policier Anishinabek (SPA), n’en croyait pas ses yeux lorsque la vidéo du meurtre de George Floyd a commencé à tourner sur toutes les chaines d’information du monde le 25 mai. L’homme noir, menotté et immobilisé, est mort pendant qu’un policier de Minneapolis, Derek Chauvin, s’est agenouillé sur son cou pendant près de neuf minutes, alors que trois autres policiers l’ont laissé faire sans intervenir. Bien que les policiers aient été congédiés sur le champ et par la suite accusés de meurtre non-prémédité pour le premier, et de complicité de meurtre pour les trois autres, l’acte a provoqué une vague de manifestations contre le racisme systémique et la brutalité policière aux Etats-Unis et à travers le monde.


L’agente Larocque partage la colère des manifestants, affirmant que la violence gratuite va à l’encontre des principes de bons services policiers et que des agents comme Derek Chauvin sont une honte qui entachent la profession. «Ça m’a mis hors de moi. C’était horrible, et c’est tout-à-fait contraire à ce que nous sommes comme policiers, comme force policière et surtout en considérant les communautés que l’on dessert. C’était tellement frustrant de voir ça. Je suis contente que ça ait été filmé et que les responsables seront punis.»


Pourtant, Mme Larocque reconnaît que ce meurtre n’était pas un cas isolé, loin de là, et que le Canada a ses propres problèmes de discrimination, notamment un taux d’incarcération fort supérieur chez les Autochtones et un passé déplorable en ce qui a trait aux femmes autochtones disparues ou assassinées. C’est ce que son corps policier, consacré au service des communautés autochtones, voudrait corriger.
«Quand l’on parle d’un service policier autochtone, la question de racisme est toujours présente. Je suis toujours réticente à commenter sur ces incidents de violence policière, sur les vidéos que l’on voit sur Youtube, parce qu’on ne voit souvent pas ce qui passe avant ou après. Mais là, ce qu’on a vu était très clair. Un homme a perdu la vie. Peu importe ce qu’il a fait ou n’a pas fait, [ça ne justifie pas le meurtre]. J’ai du avoir recours à la force souvent… c’est une réalité dans notre travail. Mais l’outil le plus important que nous avons, c’est la communication. C’est l’outil que j’utilise le plus. Mais on ne voit pas ça du tout dans ce clip.»




...Pour en savoir plus, cliquez ici